Le contrôle voire l’hyper-contrôle
Contrôler nous détruit.
Contrôler finit par causer des dégâts en soi et autour de soi.
Pourquoi contrôle t’on autant notre comportement ou les situations extérieures, voire les autres ?
- Par insécurité, manque d’amour et douceur pour soi.
- Par manque de confiance en l’autre et la vie.
- Parce qu’on veut ‘bien faire’ ou que les choses soient ‘bien faites’, nous exerçons un pouvoir de domination qui crée de la pression.
Et quand la pression monte, qu’elle atteint son niveau de saturation… boom ça explose.
Même en voulant bien faire en tant que mère, je crée du stress autour de moi. Et je me mets dans un état de tension intérieur qui me fait mal. Et je suis responsable du mal crée. J’essaie de tout prévoir pour que mon enfant vive le mieux possible. Mais à trop vouloir tout prévoir donc contrôler, je crée plus d’injonctions que de détente. Plus de stress et donc de la détresse.
Ça paraît tellement simple de l’écrire et de constater qu’il faut simplement arrêter de faire cela.
Alors pourquoi est-ce si difficile de lâcher le contrôle ?
Car voire une situation qui échappe au plan que nous avions soigneusement élaboré, crée un mouvement de panique.
Et la panique crée l’effet du noyé : on se débat, on essaie de toutes nos forces de nous accrocher pour garder la tête hors de l’eau au lieu de faire confiance à la rivière pour nous apporter sur le rivage en suivant le courant.
Suivre le courant. C’est ça le lâcher prise.
C’est dire oui à ce qui est. Point.
C’est abandonner.
On nous inculque jeune la compétition, et donc l’interdiction d’abandonner.
Abandonner c’est pour les faibles, les nuls.
Pourtant tels ces skippers du Vent des globes, abandonner est ce qui sauve leur vie.
C’est un merveilleux exemple.
Ils n’abandonnent pas quand tout va bien.
Ils abandonnent quand tout se passe très mal, qu’ils ont tenté de réparer de gros dégâts matériels, de se soigner, de se nourrir, voire de sauver un autre skipper.
Mais quand ils ont fait de leur mieux et que malgré tout ils constatent qu’ils ne pourront plus naviguer, ils abandonnent. Et reviennent au point de départ. Pour assurer leur survie.
Reviennent t’ils cependant dans le même état d’être qu’avant s’être lancé ?
Non.
Ils ont fait l’expérience d’oser, de persévérer, et de lâcher le contrôle en abandonnant.
Abandonner ce n’est pas s’humilier.
J’ai cette croyance toxique implantée. Aujourd’hui je la regarde et je vois qu’elle me cause bien des souffrances ainsi qu’aux gens que j’aime.
Abandonner c’est surtout se donner à bras ouverts à l’univers qui lui, connait bien mieux que moi la situation…
Moi je la vois avec les petits yeux du personnage que j’incarne dans cette vie.
Un regard étriqué par un champ de croyances bien trop arrosé.
Je dois asséché mon champ de croyances et arroser mon coeur, seule plante à cultiver en moi. Ceci est une injonction positive. La seule qui vaille le coup !
Hier soir lors d’un live sur le thème »ton corps et toi » j’ai dit : »ce que vous alimentez par votre attention prend réellement existence. Choisissez bien ce sur quoi vous portez votre attention. Choisissez ce qui alimente votre corps. Tant en alimentation physique qu’en nourriture psychique. »
Comment lâcher le contrôle du coup ?
- En nourrissant notre coeur.
- En se répétant : ‘Je ne sais pas’,
- En se répétant : ‘Univers aide-moi à voir ce que je ne sais voir’.
- En acceptant que l’autre fasse »mieux », ait raison, fasse à votre place. Rien d’humiliant en cela.
- En disant avec le sourire »j’abandonne » au sens »je me rends à la vie »
Il y a une expression française qui illustre bien ce propos : »Rendre les armes »
Rendre ce qui fait mal.
A toutes les Abeilles contrôlantes et hypercontrôlantes : je vous comprends et j’essaie de vous montrer qu’une voie de changement est possible.
Et vous, quels sont vos conseils ?
BZZZ, bel abandon à toutes.
Audrey Lasalle
Révélez votre authenticité !
