La méthode MAPPI : pour une insertion professionnelle guidée et personnalisée
Dans nos pratiques de Conseiller.ère en Insertion Professionnelle (CIP), une question revient souvent :
👉 Comment accompagner efficacement des publics aux parcours complexes, sans se perdre dans la multiplicité des freins ?
La méthode MAPPI (Méthode d’Accompagnement des Parcours Professionnels et d’Insertion) propose une réponse concrète : structurer l’accompagnement comme un véritable GPS du parcours d’insertion.
L’objectif de la méthode MAPPI
👉 Offrir un cadre clair pour :
Analyser la situation globale de la personne
Identifier les freins périphériques à l’emploi
Construire un parcours progressif et réaliste
➡️ Une approche globale, individualisée et évolutive.
👉 Une vision systémique de l’accompagnement
La force de MAPPI repose sur une idée simple : un projet professionnel ne peut pas être travaillé isolément.
Il est nécessaire de prendre en compte :
La situation sociale
La santé
Le logement
La mobilité
Les compétences
La confiance en soi
➡️Autrement dit : l’emploi est une finalité, mais l’insertion est un processus global.
MAPPI, un accompagnement structuré en étapes
La méthode propose une logique de progression :
1. Diagnostic global
Comprendre la situation réelle de la personne
Identifier les freins et les ressources
2. Définition des priorités
Hiérarchiser les problématiques
Éviter de tout traiter en même temps
3. Construction du parcours
Définir des étapes concrètes
Mobiliser les dispositifs adaptés
4. Suivi et ajustement
Adapter le parcours en fonction des évolutions
Valoriser les avancées
👉 Une approche souple mais structurée, qui sécurise autant le professionnel que la personne accompagnée.
Les apports concrets de MAPPI pour les CIP
✔️ Un cadre méthodologique clair
✔️ Une meilleure lisibilité des parcours
✔️ Une priorisation des actions
✔️ Une posture professionnelle renforcée
✔️ Une cohérence dans l’accompagnement
👉 MAPPI permet de passer de : “accompagner dans l’urgence” → à “accompagner avec stratégie”
Pourquoi MAPPI est un levier intéressant aujourd’hui ?
Dans un contexte où les publics sont :
de plus en plus précaires
confrontés à des problématiques multiples
en perte de repères
👉 La méthode MAPPI apporte de la structure, du sens et de la cohérence
📚 Source :
Article rédigé grâce à l’IA sur la base de « La méthode MAPPI : un GPS pour l’insertion professionnelle et sociale » – Le Labo des CIP accessible ici
Le jeu de rôle, un outil ludique au service de l’accompagnement thérapeutique…
et pourquoi pas dans l’insertion professionnelle ?
L’article partagé ci-dessous (jeu de rôle : un outil de soin ? voir tout en bas, après ma signature) expose les avantages à utiliser le jeu de rôle pour redonner de l’élan, du lien, aux personnes en difficultés émotionnelles.
Cet outil est la base même des constellations systémiques : comprendre comment l’accompagné se positionne par rapport à ses valeurs, sa famille, son travail, l’argent et identifier ce qui l’éloigne de ses envies, ses objectifs.
Le jeu de rôle pourrait aider un bénéficiaire en recherche d’emploi à :
💡Ressentir si une idée de projet lui convient.
💡Dialoguer avec le »poste visé » comme si c’était une personne : et ainsi verbaliser ses interrogations ses doutes, voire ses préjugés.
💡Evaluer à quel point il se sent prêt à retravailler, candidater, se former… en lui faisant ressentir la distance qui le sépare de son projet (dans ce cas, une personne joue le projet et le bénéficiaire doit avancer vers elle jusqu’à ce qu’il sente que ça bloque) : il dispose ainsi d’une jauge de progression d’ateliers en ateliers. Cet exercice ouvre la discussion et ne sert en aucun cas de jugement.
💡S’entraîner à passer des entretiens.
💡Gagner en confiance au sein d’un groupe.
💡Imaginer sans contrainte réelle ce qu’il aimerait faire si tout était possible.
et certainement d’autres ouvertures.
🌟L’idée du jeu de rôle ici est d’apporter un outil ludique supplémentaire permettant l’émergence de compétences, d’idées et ainsi de valoriser le bénéficiaire.
⚠️Le point sensible étant la mise en confiance au sein d’un groupe, d’être OK avec le fait de se mouvoir, parler et interagir avec un groupe.
Un outil donc supplémentaire mais peut-être pas toujours adapté.
Un outil que le Conseiller en insertion peut proposer s’il évalue que c’est ok, en accord avec le groupe de bénéficiaires accompagnés et s’il est lui même à l’aise avec cet outil.
🏹 Ce que je propose ici, j’espère avoir l’opportunité de le tester en insertion professionnelle.
Mes expériences d’accompagnatrice en développement personnel et d’animatrice en constellations systémiques me confèrent la maîtrise de cet outil sur la partie émotionnelle : sortir de schémas répétitifs toxiques, des difficultés à s’épanouir en tant que femme, dans son couple, dans son travail, relation au corps difficile, traumatismes liés à différentes formes de violences.
>>> Avez-vous déjà eu recours au jeu de rôle dans vos accompagnements en insertion pro et si oui, dans quel contexte ? Quels bénéfices ou inconvénients avez vous relevé ?
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Audrey Lasalle
Conseillère et accompagnatrice en insertion professionnelle, en formation au sein d’OPTIM’HUM
Les équipes soignantes mobilisent de plus en plus le jeu de rôle dans leurs pratiques. Cet outil met en travail les capacités relationnelles, les angoisses du lien, les difficultés de la rencontre et de l’ajustement avec l’autre, autant de problématiques au cœur des troubles psychiques. Quelles différences avec le psychodrame ? Rétablissement, psychoéducation, entraînement des habiletés sociales, formation… Comment le jeu de rôle permet-il d’expérimenter une autre place, de « progresser » ou d’engager des changements profonds ?
Le jeu de rôle constitue une situation intersubjective complexe qui met au travail les capacités relationnelles, les angoisses du lien, les difficultés de la rencontre et de l’ajustement avec l’autre. Ces questions sont au centre de nombreuses problématiques psychopathologiques.
Dans le psychodrame, ce sont toujours les patients qui proposent un jeu lié à leurs préoccupations du moment. Le groupe est ainsi au service de ce thème. À l’inverse, dans le jeu de rôle, ce sont les animateurs qui proposent un scénario au groupe avec une intention bien ciblée.
Au cœur de l’entraînement des habiletés sociales, le jeu de rôle reste une méthode de choix pour permettre aux personnes atteintes de troubles psychiatriques sévères de réapprendre le geste fondamental du soin : être avec l’autre.
Le jeu de rôle permet d’assimiler de nouvelles conduites, de faire progresser son sentiment d’efficacité et ainsi d’accroître son capital de confiance et d’estime de soi. Illustration avec Sandrine qui veut apprendre à poser un comportement affirmé.
Le jeu de rôle, outil pédagogique, donne aux professionnels l’opportunité de mettre en pratique des compétences techniques, procédurales, collaboratives, organisationnelles et relationnelles, dans un environnement proche de la clinique mais en sécurité.
Dans leur pratique, dire non ou exprimer un besoin met parfois les soignants en difficulté. Le micro-jeu de rôle ouvre un espace d’entraînement rare, qui peut leur permettre de rejouer leurs interactions et leurs automatismes.
Développé par une équipe soignante, le Cercle des enfants égarés (CEE) est un jeu de rôle thérapeutique pour des jeunes à risque de transition psychotique. Très populaire dans ce public, cette médiation conjugue thérapie d’exposition aux angoisses et entraînement méta-cognitif.
Pour soutenir le rétablissement de personnes souffrant de pathologies psychiatriques chroniques, la thérapie fondée sur la compassion permet de venir à bout de la honte, de l’autostigmatisation et des pensées critiques. Illustration avec un outil clé de cette pratique, le jeu de chaises, qui propose à l’usager d’incarner ses différents selfs.