Le jeu de rôle, un outil ludique et utile dans l’insertion professionnelle ?

Le jeu de rôle, un outil ludique au service de l’accompagnement thérapeutique…

et pourquoi pas dans l’insertion professionnelle ?

L’article partagé ci-dessous (jeu de rôle : un outil de soin ? voir tout en bas, après ma signature) expose les avantages à utiliser le jeu de rôle pour redonner de l’élan, du lien, aux personnes en difficultés émotionnelles.

Cet outil est la base même des constellations systémiques : comprendre comment l’accompagné se positionne par rapport à ses valeurs, sa famille, son travail, l’argent et identifier ce qui l’éloigne de ses envies, ses objectifs.

Le jeu de rôle pourrait aider un bénéficiaire en recherche d’emploi à :

💡Ressentir si une idée de projet lui convient.

💡Dialoguer avec le  »poste visé » comme si c’était une personne : et ainsi verbaliser ses interrogations ses doutes, voire ses préjugés.

💡Evaluer à quel point il se sent prêt à retravailler, candidater, se former… en lui faisant ressentir la distance qui le sépare de son projet (dans ce cas, une personne joue le projet et le bénéficiaire doit avancer vers elle jusqu’à ce qu’il sente que ça bloque) : il dispose ainsi d’une jauge de progression d’ateliers en ateliers. Cet exercice ouvre la discussion et ne sert en aucun cas de jugement.

💡S’entraîner à passer des entretiens.

💡Gagner en confiance au sein d’un groupe.

💡Imaginer sans contrainte réelle ce qu’il aimerait faire si tout était possible.

et certainement d’autres ouvertures.

🌟L’idée du jeu de rôle ici est d’apporter un outil ludique supplémentaire permettant l’émergence de compétences, d’idées et ainsi de valoriser le bénéficiaire.

⚠️Le point sensible étant la mise en confiance au sein d’un groupe, d’être OK avec le fait de se mouvoir, parler et interagir avec un groupe.

Un outil donc supplémentaire mais peut-être pas toujours adapté.

Un outil que le Conseiller en insertion peut proposer s’il évalue que c’est ok, en accord avec le groupe de bénéficiaires accompagnés et s’il est lui même à l’aise avec cet outil.

🏹 Ce que je propose ici, j’espère avoir l’opportunité de le tester en insertion professionnelle.

Mes expériences d’accompagnatrice en développement personnel et d’animatrice en constellations systémiques me confèrent la maîtrise de cet outil sur la partie émotionnelle : sortir de schémas répétitifs toxiques, des difficultés à s’épanouir en tant que femme, dans son couple, dans son travail, relation au corps difficile, traumatismes liés à différentes formes de violences.

>>> Avez-vous déjà eu recours au jeu de rôle dans vos accompagnements en insertion pro et si oui, dans quel contexte ? Quels bénéfices ou inconvénients avez vous relevé ?

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Audrey Lasalle

Conseillère et accompagnatrice en insertion professionnelle, en formation au sein d’OPTIM’HUM

#Avignon #insertionprofessionnelle #évolutionprofessionnelle

L’article auquel je fais référence est ici : https://www.linkedin.com/pulse/le-jeu-de-r%C3%B4le-un-outil-soin-sante-mentale-la-revue-qpkce/?trackingId=0xnDM8XCLpYzbPUvxdUgYQ%3D%3D

Son contenu :

Le jeu de rôle : un outil de soin ?

Santé mentale, la revue

78 711 abonnés

5 janvier 2026

Les équipes soignantes mobilisent de plus en plus le jeu de rôle dans leurs pratiques. Cet outil met en travail les capacités relationnelles, les angoisses du lien, les difficultés de la rencontre et de l’ajustement avec l’autre, autant de problématiques au cœur des troubles psychiques. Quelles différences avec le psychodrame ? Rétablissement, psychoéducation, entraînement des habiletés sociales, formation… Comment le jeu de rôle permet-il d’expérimenter une autre place, de « progresser » ou d’engager des changements profonds ?

Sommaire du dossier :

Le jeu de rôle constitue une situation intersubjective complexe qui met au travail les capacités relationnelles, les angoisses du lien, les difficultés de la rencontre et de l’ajustement avec l’autre. Ces questions sont au centre de nombreuses problématiques psychopathologiques.

Dans le psychodrame, ce sont toujours les patients qui proposent un jeu lié à leurs préoccupations du moment. Le groupe est ainsi au service de ce thème. À l’inverse, dans le jeu de rôle, ce sont les animateurs qui proposent un scénario au groupe avec une intention bien ciblée.

Au cœur de l’entraînement des habiletés sociales, le jeu de rôle reste une méthode de choix pour permettre aux personnes atteintes de troubles psychiatriques sévères de réapprendre le geste fondamental du soin : être avec l’autre.

Le jeu de rôle permet d’assimiler de nouvelles conduites, de faire progresser son sentiment d’efficacité et ainsi d’accroître son capital de confiance et d’estime de soi. Illustration avec Sandrine qui veut apprendre à poser un comportement affirmé.

Le jeu de rôle, outil pédagogique, donne aux professionnels l’opportunité de mettre en pratique des compétences techniques, procédurales, collaboratives, organisationnelles et relationnelles, dans un environnement proche de la clinique mais en sécurité.

Dans leur pratique, dire non ou exprimer un besoin met parfois les soignants en difficulté. Le micro-jeu de rôle ouvre un espace d’entraînement rare, qui peut leur permettre de rejouer leurs interactions et leurs automatismes.

Développé par une équipe soignante, le Cercle des enfants égarés (CEE) est un jeu de rôle thérapeutique pour des jeunes à risque de transition psychotique. Très populaire dans ce public, cette médiation conjugue thérapie d’exposition aux angoisses et entraînement méta-cognitif.

Pour soutenir le rétablissement de personnes souffrant de pathologies psychiatriques chroniques, la thérapie fondée sur la compassion permet de venir à bout de la honte, de l’autostigmatisation et des pensées critiques. Illustration avec un outil clé de cette pratique, le jeu de chaises, qui propose à l’usager d’incarner ses différents selfs.

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