Essentiel

Qu’est-ce que l’Essentiel ?

Le minimalisme ? La sobriété ? Moins consommer ?

J’ai envie de traiter ce mot de manière symbolique pour en saisir l’essence même !

Revenons aux origines du mot : essentiel issu du latin essentialis qui vient du substantif latin essentia qui signifie nature ou substance. Ce dernier est lui-même dérivé du verbe esse, être. Essentialis : lié à l’idée d’être au coeur de quelquechose. [éthymologie extraite de goong.com]

*

Essentiel

*

Essence

*

Etre

*

J’entends ciel dans essentiel : > Revenir au divin en nous ?

Partant de cette idée, que ferait le divin dans ce monde, cette vie qui est mienne ?

Il honorerait : sa terre, son corps, son âme, son Esprit, son entourage, sa vie et son écosystème.

Il serait une liaison cohérente entre son intérieur, son intra-écosystème et son extérieur, son extra-écosystème.

Dans essentiel, il y a également être ; esse en latin = incarner la cohérence.

Aussitôt je pense que cohérence = bon sens.

Donc migrer d’un état à l’envers pour le remettre à l’endroit : dans le bon sens.

L’essentiel aujourd’hui serait donc, retrouver le chemin du bon sens ?

Imaginons que nous l’ayons retrouvé, que ferions-nous ?

Nous abandonnerions ce qui est à l’envers : l’immoral, le vil, le scabreux, le honteux, le houleux, le ténébreux, le malsain, le pervers, le déni… dans nos pensées, nos comportements, nos habitudes et nos actes.

L’abandon de tout ceci suffirait-il à remettre le bon sens en marche ?

Je dirais que c’est la première étape, ce serait une sorte de sas, de vide temporaire dans lequel nous pourrions retrouver une respiration naturelle après vécu dans l’asphyxie.

Je crois également profondément que nourrir son corps, ses sens, ses habitudes, pensées, comportements de beau, de simplicité et d’authenticité est un moteur puissant pour évacuer de nous, ce qui est à l’envers.

Ensuite, la mise en place d’un état de vigilance, d’autosurveillance me parait pertinente voire incontournable. Est-ce que ce que je suis en train de faire, dire, penser, relève du bon sens ?

Si non : marquer un temps d’arrêt pour trouver comment rectifier (remettre droit, latin rectifico : rectus, droit correct et facere : faire). Puis l’habitude de se rectifier par itération deviendra naturelle.

Puis l’habitude d’appliquer le bon sens permettra à celui-ci de redevenir naturel : notre nature, notre essence même !

Sauf que je me demande…

Puis-je retrouver l’essentiel dans ma vie si tout un chacun ne fait pas de même ?

A l’heure où j’écris ces lignes, je suis convaincue que nous sommes déjà nombreuses et nombreux à agir quotidiennement pour retrouver cet essentiel.

Ce qui fait émerger une douleur persistante : si je vois le bon sens là où il n’est pas appliqué, que l’incompréhension me gagne, je peux entrer dans un nouvel état, non pas à l’envers mais désordonné.

Je crois alors que seule la foi en l’humain, en le temps peut permettre de continuer malgré la douleur, l’incompréhension à vivre dans un monde où tant de à l’envers persistent.

Se regrouper, partager ses idées avec des personnes qui agissent pour remettre notre monde à l’endroit peut nous soulager.

Retrouver mon essentiel…

…c’est pour moi faire (re)naitre l’Eden dans lequel je vivrai en cohérence parfaite avec mes valeurs.

Là réside l’essentiel de ma valeur.

*********************

Sur ces belles élucubrations mentales je vous salue mes chères Divines Abeilles.

Bzzz

Audrey Lasalle

www.divinesabeilles.com

Atelier Blabla : viens parler, mais pas pour ne rien dire !

Objectifs de l’atelier 

  • Faciliter la prise de parole en public.
  • Développer son aisance en expression orale devant un groupe dans un cadre ludique et joyeux.

Intérêt à organiser cet atelier

Il peut servir de phase préparatoire au pitch de présentation.

Pourquoi ? Parce que se présenter devant une ou plusieurs personnes est inéluctable pour toute personne cherchant une formation ou un emploi. Ce n’est pas toujours facile quand on est timide ou qu’on craint de ne pas trouver les mots justes.

Public de destination

Pour tous les timides comme les extravertis, les uns inspireront les autres.

Brise-glace 1 : Le mot qui rebondit

  • En cercle si possible, une personne lance un mot, la suivante un mot que lui inspire le précédent etc.
  • Ecouter son voisin, travailler l’association rapide d’idées et l’improvisation.

Brise-glace 2 : Des mots qui résonnent 

  • Faire dire haut et fort un mot au premier, tout bas au second etc.
  • Chauffer sa voix ! Initier le positionnement de voix par l’exemple de ce qu’est le trop haut et le trop bas.

Brise-glace 3 : L’écho

  • Le premier lance un mot les autres font l’écho.
  • « Ne pas avoir peur du ridicule ». Oser faire un acte un peu étrange pour passer la barrière du ridicule.
  • Fou-rire garanti !

Brise-glace 4 : Le mélimélo

Intérêt global de ces brise-glace

  • Initier la prise de parole succincte en public en passant par la simplicité et l’humour.

Déroulé : Prendre un objet dans la salle. Il sert de support pour raconter une courte histoire devant les autres. Une histoire qui parle de soi ou qui est purement fictive.

La voix doit être claire, c’est-à-dire que tout le groupe doit pouvoir entendre. Si quelqu’un n’entend pas, il lève la main en silence pour le signaler au conteur qui pourra ainsi ajuster sa voix.

Exemple : C’est l’histoire d’un stylo qui voulait écrire mais il n‘avait plus d’encre, et comme il n’avait plus d’encre il ne pouvait même plus pleurer, car…il n’avait plus d’encre.

> Improviser, tisser, trouver « quoi dire », oser parler devant le groupe

Déroulé : En duo, l’un raconte à l’autre un souvenir avec des détails. L’autre devra raconter le souvenir devant le groupe. Voix claire, le groupe signale en silence en levant la main si ce n’est pas compréhensible. L’orateur s’ajuste.

> Oser partager un vécu avec si possible des détails. Utile en entretien : savoir faire appel à ses souvenirs pour illustrer un propos, une expérience.

Déroulé : Mettre du matériel à disposition (colle, feutres, stylos, ciseaux, images, magazines à découper, autocollant, post-it etc). Raconter avec un support le parcours sous forme par exemple d’une chanson, une lettre, un graphique, des cartes, un collage, des objets. Le présenter devant le groupe à l’oral.

Exemples de ce qu’on peut mobiliser :

Qui je suis ?

  • Prénom nom âge ville d’habitation
  • Ce que j’aime / ce que je déteste
  • Une qualité un défaut
  • Un truc qui me tient à cœur dans la vie
  • Mon film/musique/série ou dessin animé préféré.

D’où je viens ?

  • Exemple : Famille, ville, mon vécu, parcours scolaire, expérience professionnelle

Où je suis aujourd’hui ?

  • Mon projet, mes envies perso (voyage ?) et pro
  • Je suis perdue versus je sais ce que je veux.

> Cette réalisation pourra servir de base à la préparation d’un pitch de présentation à faire avec son conseiller ou un prestataire extérieur.

Exemples de créations réalisées par des jeunes accompagnés à la Mission Locale Jeunes Grand Avignon. Créations racontant leur parcours.

Demandez simplement : « En une phase, qu’avez-vous vécu ou appris sur vous dans cet atelier ? « 

Ajoutez une évaluation formative ou orale si vous le souhaitez.

******************

Audrey Lasalle

******************

Que vous soyez conseiller en insertion professionnelle, formateur ou accompagnateur socio-professionnel, abonnez-vous pour être alerté des nouveaux outils mis à votre disposition. Puis essaimez-les à votre tour.

10 Idées de brise-glace pour un atelier (re)boosté !

Il permet de démarrer un atelier avec un groupe de personnes inconnues tant pour vous qu’entre elles.

Briser la glace : c’est rompre le malaise d’être avec une ou plusieurs personnes inconnues qui peut-être parlent peu voire pas, par timidité, méfiance, retenue.

Le brise-glace permet de démarrer n’importe quel type d’atelier de manière décontractée. L’idée est de faire faire un jeu qui introduit du mouvement, du rire, du déplacement, de l’échange.

Il en existe autant que vous pourriez en imaginer ! Ici je vous en propose quelques-uns que j’ai imaginé ou croisé lors d’ateliers au cours de mes différentes expériences professionnelles.

Un brise-glace peut également servir à relancer l’énergie d’un groupe qui s’endort !

L’animateur est invité à poser un cadre, c’est-à-dire les règles de départ du jeu : la bienveillance, le respect : de ce qui est dit, partagé, montré, et des silences ou refus à parler ou participer ; le temps qui est à fixer par l’animateur, la zone dans laquelle le brise-glace a lieu et le matériel utilisé ; les règles du jeu.

Cadre : Tout le monde se met debout. Prévoir une zone dans laquelle les personnes pourront se déplacer à gauche et à droite.

Déroulé :

  • L’animateur pose une question.
    • Exemples : Qui a son permis ? Qui sait cuisiner ? Qui a un chat ?
  • Si une personne est concernée positivement elle se déplace sur la zone de gauche (je sais, j’ai) sinon sur la zone de droite (je ne sais pas, je n’ai pas).
  • Variante thématique :
    • Questionner les compétences pour faire prendre conscience aux participants qu’ils savent déjà faire plein de choses.
    • Questionner les qualités, les hobbies
    • Lancer des défis : Qui serait capable de fredonner le générique d’Albator ? Qui pourrait me citer 6 noms d’oiseaux ? et mettre à l’épreuve !

Intérêt : les participants n’ont pas besoin d’échanger entre eux, ni de parler. Ils découvrent petit à petit les autres membres du groupe par le déplacement d’une zone de réponse à l’autre. Ils peuvent ainsi identifier qui a un point commun avec eux et pourquoi pas déclencher une discussion sur ce sujet. Ils se mettent en mouvement, ce qui peut être intéressant pour relancer l’énergie d’un groupe endormi !

Cadre : Prendre un dé à jouer classique. Selon la taille du groupe : faire le jeu en binôme, en sous-groupe ou en groupe entier. Idéalement se mettre en cercle ou autour d’une table.

Déroulé :

  • Une personne lance le dé et pose la question associée au résultat (1=..voir liste ci-dessous) à son voisin de gauche qui est invité sans obligation à y répondre. Puis à son tour de lancer le dé et de poser la question à son voisin de gauche. Prévoir un temps adapté à la taille du groupe pour que chaque personne puisse répondre au moins à deux questions.
  • Questions liées au résultat du dé : (que vous pouvez modifier)
  1. Raconte ta plus grande fierté
  2. Fais un compliment à ton voisin (celui que tu veux)
  3. Si tu pouvais apprendre n’importe quoi ce serait ?
  4. Invente une histoire courte
  5. Quel est ton film ou ta série préférée ?
  6. Pose la question de ton choix à qui tu veux !

Intérêt : apprendre à se connaitre. Idéal quand le groupe à déjà eu à se rencontrer une première fois et qu’il revient pour la suite d’un atelier ou d’une prestation.

Cadre : prendre un jeu de cartes illustrées (jeu de carte pour enfant, tarot, oracle, photolangage) : vous en trouverez des exemples ici (Boite à outils des ateliers – Blog d’une Abeille inspirée) et ici Utiliser mes Oracles – Blog d’une Abeille inspirée ! S’installer sur une table.

Déroulé :

  • Faire tirer une carte aux participants ou en choisir une en les étalant sur la table.
  • A tour de rôle, chacun explique ce que cette carte lui inspire ou en quoi elle parle de lui, voire quel souvenir elle lui évoque.

Intérêt : Une jolie façon de partager par la parole, de développer la prise de parole devant un groupe, et de mieux connaitre ses collègues.

Le cadre : l’animateur se munit de 2 dés à jouer et d’un chronomètre. Il fait définir au groupe 6 thèmes sur lesquels on va poser des questions du type : cite-moi 6 chansons de Disney, 5 films de SF, 10 titres de roman, 8 recettes de gâteaux etc.

Déroulé :

  • Associer un thème à un résultat de dé. Les noter pour que tout le monde ait la liste des 6 thèmes en visu.
    • Exemple : résultat du dé 1=film de SF, résultat du dé 2=chanson de dessin animé etc…
  • Former 2 équipes.
    • Une équipe lance le dé pour définir le thème. Puis elle relance un ou deux dés pour définir combien de (film, chanson…) il faut que l’équipe adversaire cite.
    • L’animateur décide d’un temps accordé pour trouver les x réponses au thème tiré.
    • Il lance le chronomètre et c’est parti !
  • L’équipe qui réussit son défi marque un point.
  • L’animateur décide combien de temps il accorde au jeu ou combien de tours il prévoit.

Intérêt : brise-glace ludique et joyeux qui permet de détendre l’atmosphère tout en faisant appel à la mémoire et la culture.

Le cadre : tout le monde se tient debout devant sa chaise. L’animateur choisit un thème. Exemple le sport.

Déroulé : Chacun doit donner un mot qu’il associe au thème (exemple : basket, ballon, muscles, santé). Puis c’est à son voisin. Le premier qui ne trouve pas de nouveau mot ou qui répète un mot déjà donné a perdu et s’assoit. Il quitte le jeu. On tourne jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’une personne debout qui sera la gagnante.

L’intérêt : fait appel à la mémorisation, l’écoute active de ses collègues, l’imagination, l’attention.

Le cadre : l’animateur prévoit des morceaux de papier vierges qui ont tous la même dimension, un stylo, un chronomètre.

Déroulé :

  • l’animateur écrit un mot par papier sans les dévoiler (minimum 1 papier par personne présente). Puis il les met dans un bocal. Un des participants pioche un mot et doit le faire devenir sans jamais donner un mot de la même famille (chanson pour chanter). Il dispose du temps défini par l’animateur (exp : 30 secondes). Puis remet le papier si le mot n’a pas été trouvé dans le bocal. Sinon à côté. Au tour du voisin de faire deviner un nouveau mot. Et ainsi de suite jusqu’à épuisement du pot.
  • Un second tour est organisé : tous les mots sont remis dans le pot. Un participant en tire un et ne peut prononcer qu’un seul mot clef pour que les autres se souviennent de quel mot il s’agit. Puis la main passe au suivant jusqu’à épuisement du pot à mots.

Intérêt : travailler le vocabulaire, la mémoire, l’attention, l’écoute.

Cadre : l’animateur prévoit une grille de 16 cases. Chacune contient une affirmation : j’ai un chat, j’aime les épinard, j’ai voyagé, je lis + de 5 livres/an etc…Chaque case dispose d’assez d’espace pour pouvoir y inscrire une liste de prénoms en dessous de l’affirmation. L’animateur prévoit autant de grilles que de participants. Il met à disposition des stylos.

Déroulé : les participants doivent échanger entre eux pour remplir leur grille. Ils doivent trouver au moins une personne qui répond à l’affirmation. Le premier qui a tout rempli crie Bingo ! A défaut, au bout d’un temps imparti, c’est celui qui aura le plus rempli sa grille qui sera le grand gagnant.

Intérêt : déclenche des échanges conviviaux sur des thèmes légers qui n’engagent pas de discussions prolongées. Peut susciter l’esprit d’équipe (si les personnes se partagent leurs réponses) ou de compétition !

Vous trouverez une grille de bingo prête à l’emploi ici

Cadre : tout le monde est debout dans un espace où il peut circuler.

Déroulé : l’animateur demande au groupe (au choix) :

  • classez-vous des yeux les plus clairs au plus foncés
  • classez-vous du plus jeune au plus âgé
  • classez-vous de celui qui a le plus d’animaux chez lui à celui qui en a le moins
  • tellement de possibilités. Imaginez votre classement !

Intérêt : remet le groupe en mouvement. Idéal après le repas où quand il devient difficile d’obtenir l’attention du groupe. Permet aux personnes de se regarder ou d’échanger brièvement et donc d’avoir un premier contact entre elles.

Cadre : autour d’une table ou debout.

Déroulé : l’animateur pense à un nombre. Les participants demandent : supérieur à x ? Inférieur à y ? L’animateur ne peut répondre que par oui ou non. Le premier à trouver devient celui qui pense à un nombre et répond aux questions.

Intérêt : crée un instant ludique quand un atelier a des difficultés à générer de l’animation. Permet de faire une pause au milieu d’un temps de travail trop intense également. Peut éventuellement activer l’intuition et la stratégie de découpage de la recherche du nombre.

Cadre : l’animateur imprime des listes de métiers associées aux mots qui seront interdits à la prononciation. Un exemple de tabous des métiers prêts à l’emploi est disponible ici.

Déroulé :

  • en sous-groupe, un membre pioche une carte métier. Il doit faire deviner ce métier à son groupe sans prononcer celui-ci ni un des mots interdits cités en dessous. Quand il a réussi, il tire une nouvelle carte métier. Objectif : faire deviner un maximum de métiers en 1 minute.
  • L’équipe qui a fait deviner le plus de métiers en 1 minute remporte le point. L’animateur décide du nombre de manches à jouer.

Intérêt : développer l’esprit d’équipe, l’imagination, le vocabulaire métier, la rapidité de raisonnement.

*****************

Que vous soyez conseillers en insertion, animateurs d’ateliers, formateurs amusez-vous avec ces Brise-glace ! Et pour être au courant des nouveaux outils gratuits que je mets à votre disposition, inscrivez-vous !

******************

Audrey Lasalle

Atelier d’insertion professionnelle : « un CV bien pensé ! »

Objectif du parcours Un CV bien pensé !

Apprendre à identifier clairement vos compétences, atouts, qualités, issus de votre parcours scolaire, professionnel ou personnel. Apprendre à formuler avec un vocabulaire adapté et professionnel ce qui fait de vous une personne unique et compétente. Dans le but de comprendre comment bien rédiger un CV.

Motivations à construire cet atelier

Certains jeunes (adultes également) n’ont pas suffisamment développé la connaissance d’eux-mêmes pour bien cerner quelles compétences développer et mettre en avant dans leur CV.

Savoir réaliser un CV ce n’est pas juste créer une liste de missions. C’est faire un réel travail de réflexion sur soi pour pouvoir en tirer des blocs de compétences bien construits et valorisant le parcours du jeune qu’il ait travaillé ou non. C’est donc valoriser les activités personnelles pour ceux et celles qui n’ont fait ni stage ni contrat. C’est redonner confiance en l’affirmation : Je suis capable, je suis riche de mes ressources.

Séquences ateliers

Atelier : Un CV bien pensé

  • Séquence 1 : Je découvre mes compétences ! 2H
  • Séquence 2 : Je valorise mes compétences dans un CV, bien pensé ! 2H

Avec quoi repartent les jeunes de cet atelier ?

  • Une liste claire de leurs compétences notamment de type savoir-faire (hard skills)
  • Une liste de leurs atouts (qualités / savoir-être)
  • Cette liste leurs servira de matière première pour alimenter leur CV de manière consciente
  • Un CV valorisant leurs compétences

Quels bénéfices sont attendus sur le moyen terme ?

  • Une reprise de confiance dans le fait qu’ils sont déjà pourvus de qualités et atouts à mettre au service d’un emploi ou d’une formation.

Séquence 1 : Je découvre mes compétences

  • Durée : 2h
  • Objectif : identifier vos atouts, qualités et compétences (savoir-faire, connaissances) à mettre au profit de votre projet.
  • Prérequis : savoir lire écrire et parler le français
  • Outils à rassembler : tableau blanc, post-it, jeu de cartes, feuilles blanches, stylos, tableau des compétences à remplir (voir fichiers joints).

Déroulé pédagogique

Phase 1 : Briser la glace pour que les jeunes apprennent à se connaître (15 min)

  • Les jeunes se mettent en cercle. L’animateur énonce une compétence « qui sait lancer une machine à laver ? » : les jeunes se regroupent à gauche s’ils possèdent cette compétence et à droite si non.
  • On fait plusieurs tours sur des compétences telles : qui a déjà eu un emploi de plus de 2 mois ? Qui est à l’aise pour prendre la parole en public ? Qui sait faire un gâteau (sans acheter un préparation toute faite) ? Qui sait jouer au poker ? Qui peut nommer 5 espèces d’oiseaux différentes ? Qui sait parler anglais ? Qui possède des talents artistiques ? Qui sait s’occuper d’enfants en bas âge ? Etc. 
  • L’animateur en profite pour poser des questions connexes : exemple sur la question qui sait s’occuper d’enfants en bas âge : quelles qualités pensez-vous que cette personne possède ?
  • Intérêt du brise-glace : faire ressentir par la mise en mouvement aux jeunes qu’ils possèdent déjà des compétences. Initier la pose de mots de ce que peut être une compétence qu’elle vienne de notre vie personnelle ou professionnelle.

Phase 2 : C’est quoi une compétence ? (15 minutes)

  • Ensemble construisons les définitions de ce qu’est une compétence : savoir-être, savoir-faire, savoirs.
  • L’animateur note au tableau les idées des participants.
  • Chacun cite un exemple.

Phase 3 : Nommer des compétences précises (20 minutes)

  • En sous-groupe : choisir une ou deux cartes d’un jeu représentant des animaux. Quelles compétences possède cet être vivant ? Il sait…. Il peut …. Il est …
  • Qu’est-ce qui fait de cet organisme vivant un être unique ou différent d’un autre ? Quelle est sa particularité ?
  • Lister ses compétences.
  • Tour de table des compétences repérées.
  • Faire systématiquement du lien avec des compétences humaines.

PAUSE (10 minutes) : à déplacer selon ambiance.

Phase 4 : Listez vos compétences (30 minutes)

  • Dans le tableau distribué : listez toutes les compétences que vous pensez avoir.
  • Pour vous aider, pensez à ce que je sais faire, ce que je sais, ce que je suis :
    • A la maison / A l’école/ Avec vos amis / animaux / En activités extra scolaires (hobbies, loisirs, centres d’intérêt/ En associations
    • En emploi / Service civique / Stages
  1. Nommer le poste ou la mission (garde d’enfant, tournoi de football, préparateur de commande, randonnée),
  2. Nommer la structure (entreprise, nom école, nom association/club, cadre familial)
  3. Lister toutes les compétences développées grâce à cette expérience et qualités qu’il a fallu utiliser : se servir du vocabulaire acquis précédemment.

Pour ceux qui avancent bien, leurs faire regrouper leurs compétences par thèmes

  • Exemple de thème : Communication :
    • Exemple de compétences à lister dans cette catégorie : prendre la parole en public, réaliser des supports visuels pour le festival, rédiger des comptes rendus d’activités, écrire des nouvelles.

Phase 5 : Tour de table de fin

  • Chacun énonce une compétence et partage (s’il en a envie) ce que cet atelier lui a apporté.
  • Ils repartent avec leur tableau et devront le rapporter pour la suite de l’atelier un CV bien pensé ! Libre à eux de le compléter par de nouvelles idées en dehors de l’atelier.

Documents supports

Séquence 2 : Je valorise mes compétences dans mon CV

  • Durée : 2h
  • Objectif : utiliser l’identification des compétences faites en séquence 1 pour construire un CV valorisant, cohérent et structuré.
  • Pré-requis : savoir lire écrire et parler le français (impératif), savoir utiliser un ordinateur.
  • Outils à rassembler : tableau blanc, feutres, les tableaux de compétences des jeunes, des ordinateurs avec cvdesignR/canva, un jeu de cartes illustré.

Déroulé pédagogique de l’atelier

Phase 1 : Briser la glace 15 min

  • Tabou : décrire ce qu’il y a sur une carte sans énoncer de mots interdits : exemple pâtissier pour pâtisserie. On tourne. Chacun doit écouter tout ce qui est dit car au second cela sera utile.
  • Second tour : en un mot faire deviner la carte.
  • Intérêt du brise glace : travailler l’écoute active et l’association d’idées.
  • Voir fichiers joints pour obtenir le tabou.

Phase 2 : Que met-on sur un CV ? 30min

Objectif : Co-construire au tableau un faux CV en y incluant les catégories attendues par des employeurs. Comprendre ce qui est attendu et comment l’orienter en fonction d’un poste cherché.

Activité : Créer un faux perso : qu’avez-vous be soin de savoir sur Madame ou Monsieur pour lui créer un CV ?

  • (exemples : prénom nom, âge, situation de famille, adresse, tel, email, profil insta et linkedin, loisirs, langues, son niveau d’informatique, son parcours scolaire, formation, expérience pro, compétences, qualités)
  • Un des participant vient créer un faux visuel de cv au tableau en reportant les éléments.
  • Et si M ou Mme devait chercher un stage ou emploi en (imaginer l’activité) comment modifier ce CV ?

Pause

Phase 3 : Créer ou modifier votre CV dans CvdesignR ou Canva (1h)

  • Connaissez-vous CVDesignR ou Canva ?
  • Montrer comment créer un compte
  • Choisir un modèle qui vous ressemble
  • Se servir du Guide CV (voir documents support) pour comprendre comment structurer son CV de manière à mettre en valeur son parcours aux yeux d’un recruteur quand on part de zéro.
  • Insérer vos données : bien mettre en valeur le travail de la première séquence « je découvre mes compétences ».
  • Au choix faire un CV orienté sur un poste ou un CV généraliste.
  • Si besoin lancer des impressions ou revenir travailler son CV lors d’une permanence ou avec un conseiller.

Tour de table final 

Documents supports

  • Le tabou des métiers
  • Le Guide CV

A vous de jouer chers CIP/ formateurs !

**********************************************

Audrey Lasalle

**********************************************

Abonnez-vous pour être informé des prochains outils mis à disposition !

Recrutement d’un apprenti : ce qui change en 2026

#nouveautés2026 #recrutement #apprenti #apprentissage #contratdapprentissage #cip



Recrutement d’un apprenti : ce qui change en 2026

🎯 Objectif des évolutions
Les règles d’aide à l’embauche d’un apprenti évoluent en raison de l’absence d’adoption d’une loi de finances pour 2026.

🔍 Principaux points des nouveautés
📌 Aide réservée aux PME (< 250 salariés)
À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, l’aide à l’embauche d’un apprenti est uniquement accessible aux entreprises qui emploient moins de 250 salariés.

💼 Niveau de diplôme visé
L’aide ne concerne plus que les contrats d’apprentissage préparant une certification reconnue jusqu’au niveau 3 ou 4 (équivalent CAP/BEP ou Bac).

💰 Montants de l’aide
5 000 € maximum par contrat pour les entreprises de moins de 250 salariés.
6 000 € si l’apprenti est en situation de handicap (cette somme reste cumulable avec d’autres aides spécifiques).
L’aide est versée uniquement pour la première année du contrat.

🧾 Décret à venir
Un décret sera pris après l’adoption de la loi de finances pour clarifier des paramètres supplémentaires ; mais ces règles ne seront pas rétroactives.

+ d’infos sur : https://lnkd.in/dPmcVE5k

Pic : infographie façonnée grâce à un prompt ajusté sur IA

*****************
Audrey Lasalle
Conseillère en insertion professionnelle en formation au sein d’OPTIM’HUM
Ensemble pour une vie inspirante
#Avignon

Utilisation du CPF : ce qui change pour les formations inscrites au RS, Répertoire Spécifique, en 2026

🐝 CE QUI CHANGE POUR LES APPRENANTS

📍Le plafonnement du financement CPF
→ Les formations menant à une certification du Répertoire spécifique (RS) ne peuvent plus être financées au-delà de 1500 € via le CPF même si votre solde est supérieur.

📍 Un reste à charge possible
→ Si la formation coûte > 1500 €, vous devrez trouver un co-financement (par votre employeur ou autre) ou payer la différence vous-même.

📍 Un accès aux formations RS malgré le plafond
→ Si votre formation RS coûte moins de 1500 €, elle peut toujours être prise en charge intégralement (hors participation forfaitaire ou reste à charge obligatoire).
ATTENTION : le permis B est concerné ! Info précieuse pour les demandeurs d’emploi.

📚 CE QUI CHANGE POUR LES ORGANISMES DE FORMATION

🏛️ Un impact économique du plafonnement
→ Les certificats RS au-delà de 1 500 € risquent de perdre une partie de leur clientèle CPF si aucun cofinancement n’est trouvé.

🛠️ La nécessité de nouvelles stratégies
→Les organismes de formation doivent désormais :

* Renforcer leurs partenariats avec les employeurs/Opco pour cofinancer.
* Envisager la réduction des prix des parcours RS pour rester sous le plafond.
* Réfléchir à un parcours RNCP (plus long mais moins affecté par le plafonnement).

🧭 L’INFORMATION À DONNER AUX CANDIDATS
→ Obligation d’anticiper et d’informer clairement sur le reste à charge lié au plafond CPF des formations RS.

👉SOURCE :
https://lnkd.in/dJ2auNfT
(Merci Nicolas !)

Texte et infographie synthétisés grâce à l’IA avec ajustements.

*************************
🐝Audrey Lasalle
Consultante en insertion et orientation professionnelle en formation (RNCP !) chez OPTIM’HUM
hashtag#AVIGNON

Connaissez-vous vos valeurs ?

Les valeurs sont pour moi les fondations mêmes d’un individu. C’est le sol stable et sécurisant sur lequel il peut avancer, se reposer, réfléchir et agir de manière ancrée, alignée sans craindre d’œuvrer contre lui-même. Le résultat d’un acte aligné aux valeurs d’un individu sera toujours empreint d’une forme de vérité, d’évidence et de cohérence. Si je fais le lien avec les abeilles, pour elles, ce sol n’est pas leur ruche. La ruche est le résultat de leurs actions coordonnées et alignées. Leurs valeurs pourraient être leur travail en équipe, leur dévouement à leur espèce et leur lien à la nature même qui leurs permet de produire une ruche à la géométrie parfaite et du miel, seul aliment impérissable connu, aux vertus si nombreuses.

Que ce soit dans votre vie personnelle ou professionnelle, connaitre vos valeurs vous permet de prendre des décisions et d’agir principalement en vous respectant. Les situations de déprime ou burn-out au travail peuvent parfois prendre racine dans des conflits de valeurs. Prenons un exemple : vous avez accepté de réaliser une mission en opposition avec vos valeurs (exemple : loyauté envers vos collègues mise à mal), pire, vous avez senti une pression et injonction évidente de la part d’un collègue ou de votre hiérarchie à agir dans une direction pour laquelle vous n’adhérez pas. Un conflit de valeur peut générer une source de tension interne forte qui avec le temps pourrait conduire à une forme d’explosion ou d’implosion, un désalignement : vous ne vous êtes pas respecté.

De manière plus positive, agir en fonction de vos valeurs, c’est rayonner une cohérence, un engagement, un respect, une énergie pour le sujet ou la mission dans laquelle vous êtes investi. C’est alors par ricochet, potentiellement créer une forme de modèle inspirant pour d’autres personnes. Et quelle merveilleuse saveur que celle d’une action juste pour soi et pour les autres ?

Lors d’une recherche d’emploi, connaitre vos valeurs vous permet de sélectionner : le poste, la mission, les conditions de travail, la philosophie de l’entreprise de manière à optimiser vos chances d’être respecté et valorisé. Cela vous permet également de vous présenter lors d’un entretien avec profondeur et texture : quoi de plus intéressant que d’avoir en face de soi une personne qui se connait et défend une position, une vision et des valeurs ? Une personne qui ne cherche à être un copier-coller de l’annonce ou de ses collègues ? Une personne qui se démarque, et donc attise la curiosité du recruteur ?

Je vous propose pour cela, la séquence suivante :

  • Imprimez la liste de valeurs proposée en fin du document
  • Au fur et à mesure que vous lisez les valeurs, entourez ou surlignez spontanément celles qui vous correspondent.
  • Si vous avez retenu plus de 6 valeurs, faites un second passage en relisant les valeurs entourées. Gardez celles qui résonnent le plus. Refaites un passage jusqu’à n’en garder qu’entre 3 et 6.
  • Relistez-les par écrit une par une sur une feuille à part.
  • En face de chaque valeur : écrivez dans quelle mesure elle colle avec votre manière de penser et de vous comporter dans la vie privée et professionnelle. Si vous avez des exemples où vous bafouez vos valeurs, notez-les. Soyez franc envers vous-même.
  • Essayez de trouver comment vous pourriez faire pour que cela n’arrive plus. Et opérez les changements tranquillement au fil du temps. Avec douceur et indulgence envers vous-même.

Exemple 1 : Valeur identifiée : authenticité.

  • Dans votre vie personnelle vous notez que : »j’ai tendance à me cacher derrière tout un tas d’artifices (coupes, casquette, couleurs cheveux, faux ongles, make-up trop marqué, etc) car je n’aime pas mon visage. Je préfère le cacher aux autres. »
  • Vous notez cependant que vous répondez toujours de manière spontanée et franche sans « calculer » votre réponse, sans chercher à manipuler l’autre. Ici vous respectez votre authenticité.

Exemple 2 : Valeur identifiée : Loyauté.

  • Dans votre vie professionnelle vous notez comme exemple conflictuel : “Au travail pour avoir le post que je bridais hors du service, j’ai du cacher des informations à mon boss que pourtant je respectais. Il a découvert ma candidature et acceptation de celle-ci au dernier moment. Pas très loyal.”
  • Remarque : il y a des choses sur lesquelles vous ne pourrez pas revenir. Cependant vous pouvez changer les choses à venir. La prochaine fois, informez en premier qui de droit avec douceur (et authenticité !)

C’est un travail de fond que vous pourriez réaliser jour après jour. Ne cherchez pas à tout changer aujourd’hui, c’est impossible et cela pourrait vous mettre une forme de pression. Je vous invite simplement à devenir conscient de vos valeurs, des moments où vous les respectez et d’autres non. Le changement se fera de lui même en vous observant régulièrement.

Je vous propose ici en étape finale de créer un support inerte ou animé, mettant en avant et en lien vos valeurs. Un blason, une illustration, une photographie, un collage, une chanson, un poème, une histoire, un post linkedin ! Peu importe. Donnez vie à vos valeurs pour qu’elles vous conduisent à vos envies !


Vous pouvez bien sûr cherchez d’autres listes et appliquer la séquence de sélection proposée dans cet article.


Vous êtes accompagnant socio-professionnel ? Formateur ? Enseignant ?

Vous animez un atelier sur les valeurs ? Partagez-nous en commentaire votre déroulé pédagogique ou idée d’animation. Ainsi nous œuvrons telles des abeilles : en participant à la vie collective de nos ruches !


🐝Bzzz, Audrey Lasalle

#valeur #valeurs #valorisation #connaissancedesoi #CIP #Juin #2026

La période de reconversion : un nouveau levier à mobiliser en accompagnement

#nouveautés2026 #reconversion #projetpro #insertion #compétences #formationprofessionnelle


🔄 La période de reconversion : un nouveau levier à mobiliser en accompagnement.

Depuis 2026, un nouveau dispositif simplifie les parcours de reconversion : la période de reconversion.
👉 Objectif : sécuriser les transitions professionnelles sans rompre le contrat de travail.

🎯 Objectifs pour le salarié :

* Tester un nouveau métier.
* Se former à des compétences certifiantes.
* Sécuriser son parcours (retour possible à l’emploi initial).
* Construire une reconversion progressive et réaliste.

👉 Une logique de “tester sans tout risquer”, essentielle pour les publics accompagnés.

♻️ Les dispositifs :

📌 1. La période de reconversion (nouveau dispositif)

* Remplace Pro-A et Transitions collectives
* Accessible à tous les salariés sans condition
* Peut être : interne (dans l’entreprise), ou externe (dans une autre structure)
* Combine : formation + mise en situation professionnelle

👉 Point clé pour les CIP : un dispositif co-construit (salarié + employeur + acteurs formation)

📌 2. Le CDD de reconversion

* Permet de travailler dans une autre entreprise.
* Contrat initial suspendu, pas rompu.
* Durée : 6 à 12 mois.

👉 Points clés : Sécurisation maximale → retour possible si le projet échoue, et un tremplin concret vers un nouveau métier.


💡 À retenir pour l’accompagnement CIP :

✔️ Un dispositif plus simple et plus lisible
✔️ Une logique de sécurisation des parcours
✔️ Une opportunité pour travailler : la levée des freins à la reconversion, la projection métier, les parcours progressifs.

👉 Un outil particulièrement pertinent pour les publics hésitants ou en besoin de sécurisation.


💬 Vous avez déjà mobilisé ce dispositif dans vos accompagnements ?

📚 Source :
Article « Période de reconversion : un nouveau dispositif qui sécurise les transitions professionnelles » – que je résume via un prompt IA.
https://lnkd.in/dQYqKvm2 « Comment le nouveau CDD reconversion peut vous être utile ? »

***************
Audrey Lasalle
Conseillère en évolution professionnelle
en formation au sein d’OPTIM’HUM

www.divinesabeilles.com

La méthode MAPPI : pour une insertion professionnelle guidée et personnalisée

#InsertionProfessionnelle #CIP #Accompagnement #TravailSocial #Méthodologie #MAPPI

La méthode MAPPI : pour une insertion professionnelle guidée et personnalisée

Dans nos pratiques de Conseiller.ère en Insertion Professionnelle (CIP), une question revient souvent :

👉 Comment accompagner efficacement des publics aux parcours complexes, sans se perdre dans la multiplicité des freins ?

La méthode MAPPI (Méthode d’Accompagnement des Parcours Professionnels et d’Insertion) propose une réponse concrète : structurer l’accompagnement comme un véritable GPS du parcours d’insertion.

L’objectif de la méthode MAPPI

👉 Offrir un cadre clair pour :

  • Analyser la situation globale de la personne
  • Identifier les freins périphériques à l’emploi
  • Construire un parcours progressif et réaliste

➡️ Une approche globale, individualisée et évolutive.

👉 Une vision systémique de l’accompagnement

La force de MAPPI repose sur une idée simple : un projet professionnel ne peut pas être travaillé isolément.

Il est nécessaire de prendre en compte :

  • La situation sociale
  • La santé
  • Le logement
  • La mobilité
  • Les compétences
  • La confiance en soi

➡️Autrement dit : l’emploi est une finalité, mais l’insertion est un processus global.

MAPPI, un accompagnement structuré en étapes

La méthode propose une logique de progression :

1. Diagnostic global

  • Comprendre la situation réelle de la personne
  • Identifier les freins et les ressources

2. Définition des priorités

  • Hiérarchiser les problématiques
  • Éviter de tout traiter en même temps

3. Construction du parcours

  • Définir des étapes concrètes
  • Mobiliser les dispositifs adaptés

4. Suivi et ajustement

  • Adapter le parcours en fonction des évolutions
  • Valoriser les avancées

👉 Une approche souple mais structurée, qui sécurise autant le professionnel que la personne accompagnée.

Les apports concrets de MAPPI pour les CIP

  • ✔️ Un cadre méthodologique clair
  • ✔️ Une meilleure lisibilité des parcours
  • ✔️ Une priorisation des actions
  • ✔️ Une posture professionnelle renforcée
  • ✔️ Une cohérence dans l’accompagnement

👉 MAPPI permet de passer de : “accompagner dans l’urgence” → à “accompagner avec stratégie”

Pourquoi MAPPI est un levier intéressant aujourd’hui ?

Dans un contexte où les publics sont :

  • de plus en plus précaires
  • confrontés à des problématiques multiples
  • en perte de repères

👉 La méthode MAPPI apporte de la structure, du sens et de la cohérence

📚 Source :

Article rédigé grâce à l’IA sur la base de « La méthode MAPPI : un GPS pour l’insertion professionnelle et sociale » – Le Labo des CIP accessible ici

************

Audrey Lasalle

Conseillère en insertion professionnelle

www.divinesabeilles.com

La santé mentale : on en parle ?

La Fresque de la santé mentale organisée par Nightline France : voici l’évènement qui m’amène à parler santé mentale.

Hier j’ai participé à cet atelier donnée par deux jeunes femmes en service civique pour l’association Nightline France qui œuvre à lever les tabous de la santé mentale auprès des jeunes.

Un atelier pour les jeunes, animées par Célia Grosbois et Hania Mokhnane avec clarté, dynamisme et ouverture d’esprit à la Mission Locale Jeunes Grand Avignon.

L’objectif : faire émerger du groupe une vision co-validée de ce qu’est la santé mentale, des facteurs d’impact et des leviers d’ajustement.

On y fait la différence notamment entre les mots :

  • troubles et absence de trouble
  • bien-être et mal-être

Rien que sur ces couples de mots, on se rend rapidement compte que chaque participant possède sa propre définition. Je ressens que chacun de nos partages est conditionné par notre vécu. Sur ce point je remarque que certains jeunes s’enferment rapidement dans des représentations, qu’ils ne sont pas ouverts à faire bouger et d’autres prennent de la hauteur par rapport à leur vécu et accueille des variations d’interprétation.

Cette vision du groupe me passionne. Chacun apporte son mot, son avis, sa vision. Certains débattent, certains adhèrent à des visions différences, d’autres se ferment, convaincus de détenir une forme de vérité absolue sur le sujet.

Contenu de l’article

Reprenons ici les bases : quelle définition existe t-il sur l’expression santé mentale ?

Selon l’OMS (Organisation Mondials pour la Santé) : « La santé mentale correspond à un état de bien-être qui permet d’affronter le stress de la vie, de s’épanouir, d’apprendre, de travailler et de contribuer à la vie de la communauté. Elle fait partie intégrante du bien-être et constitue un droit humain fondamental. »

Ici nous lisons deux points clefs : la santé mentale est un état d’être et un droit fondamental.

« La santé mentale est une réalité complexe qui varie d’une personne à une autre. À tout moment, différents facteurs personnels, familiaux, communautaires et structurels peuvent s’associer pour protéger ou, au contraire, compromettre la santé mentale. »

Cet état d’être est donc fluctuant, et représente plutôt un état d’équilibre qui tend vers le déséquilibre sous l’effet de facteurs intérieurs (maladies, santé physique psychique) et extérieur (par exemple une guerre, un deuil, un accident, une rupture).

Ces définitions nous montrent que tout comme notre santé physique qui peut être affectée par l’alimentation, le stress, un accident, le sommeil… l’état de santé mentale est tout autant une concordance d’origines multifactorielles. Certains facteurs étant communs à la santé physique, celle-ci pouvant elle-même directement affecter la santé mentale et vice-versa.

Ce sujet est donc une composante à part entière du fonctionnement de l’humain. Pourtant en parler n’est encore ni facile, ni systématique voire tabou.

Comment agir aujourd’hui pour retrouver une santé mentale équilibrée ?

  • En posant des mots, en ouvrant la discussion tout d’abord, comme le fait l’association Nightline France
  • En parlant de ce qui nous traverse de bon comme de plus difficile auprès d’un ami, d’un collègue, d’un proche.
  • En consultant un professionnel de la santé mentale. A ce titre, rappelons que nous avons désormais tous droit via Mon parcours psy, à 12 séances remboursées par la sécurité sociale auprès d’un psychologue agréé.
  • Parlons également des CMP : Centre Médicaux Psychologiques qui permettent sur simple lettre du médecin traitant d’être pris en charge par un équipe multidisciplinaire : infirmiers, psychologues, psychiatres. Pour trouver le vôtre, rdv ici : https://www.sante.fr/categories/centre-medico-psychologique-cmp
  • En appelant un numéro d’urgence ou une ligne d’écoute : liste des numéros disponibles ici : https://www.psycom.org/sorienter/les-lignes-decoute/
  • En épaulant, écoutant, orientant une personne en souffrance. En lui parlant par exemple des solutions ci-dessus.
  • En se formant aux Premiers Secours en Santé Mentale : https://www.pssmfrance.fr/
Contenu de l’article

N’oublions pas que la santé mentale c’est avant tout une écoute de chaque instant de ce qui se trame dans notre théâtre intérieur. C’est donc nous offrir le temps de contempler, de sourire, de partager, de respirer, de danser, de lire, de nous promener, de discuter, rire, crier et pleurer. Tant de solutions simples qu’offre le quotidien que nous oublions parfois sous le stress de nos vies bien trop chargées.

Audrey Lasalle

divinesabeilles.com